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Avoir l’âme d’entrepreneur

ame d'entrepreneur

Tout au long de notre enfance à notre adolescence jusqu’au début de l’âge adulte, une question subsiste : « tu veux faire quoi plus tard ? ».
Ah cette question, j’ai tantôt répondu vouloir être actrice, chanteuse, luthier, prof de sport, dessinatrice de bd puis pour finir directrice artistique. Bref, tu l’auras compris, un tas de métiers éclectiques qui reflétaient chacun un bout de ma personnalité. Comment aurait réagit un prof, un conseiller d’orientation, mes parents si je leur avais dit « je veux être entrepreneur ».
Quinze – vingt ans en arrière, surement m’aurait on catégorisé de douce rêveuse. Et pourtant je pense que depuis toujours ce truc en moi persiste, j’ai l’âme d’entrepreneur.

L’âme d’entrepreneur ne s’acquiert pas

Je suis ce que l’on appelle une touche à tout, ces fameuses personnes qui n’aiment pas s’ennuyer et s’enterrer sur une seule et unique tâche. Quelle horreur ! Entreprendre a toujours fait parti de moi. 

Je me rappelle commercer dès mon plus jeune âge avec mon frère et nos playmobils. Etre la reine des échanges, qu’ils soient liés aux toupies beyblade ou aux cartes Pokémon. 

Je me souviens passer des heures à découper des cartes, les illustrer et les vendre au collège dans la cour de récréation. Faire des bracelets brésiliens en perles et aller les proposer aux mamans de mes copines. Emballer les courses dans un magasin pour une oeuvre caritative, faire des concerts le soir et l’été, bref j’ai toujours eu cette âme d’entrepreneur. 
Je n’ai jamais eu de jobs d’été, bien trop ennuyeux à mon goût, j’ai refusé de nombreux cdi, de belles offres mais qui m’auraient cantonner à un même quotidien.

Mon âme d’entrepreneur s’est cultivée malgré moi et indépendamment de ma volonté. Pourtant je ne suis pas comme ces personnes qui ont manquées de tout et qui dès qu’elles l’ont pues, on pris une revanche sur leur vie. Je n’ai jamais manqué de rien. 
Je n’ai simplement pas peur, pas peur de me planter de commencer et recommencer. La peur du risque n’étant tout simplement pas compatible avec l’entrepreneuriat.  

Entreprendre pour se sentir épanouie

J’ai toujours eu de l’ambition, peut être au grand regret de mes proches à certains moments de ma vie. Je vis à 100 à l’heure. Je n’aime pas l’acquis. A quoi bon rester sur des victoires ? Le plus beau dans un projet ce n’est pas sa réussite, c’est son montage, sa création. 

Pour mon projet de master j’ai motivé mes coéquipiers à aller plus loin, nous avons fini sur la première marche. Dans la musique, je me suis toujours donnée, j’ai fini sur virgin radio et joué devant plus de 10 000 personnes. Le sport, ça aussi, toujours cette voix, qui te booste, surtout quand tu as des problèmes de santé et que tu ne pèses que 40 malheureux petits kilos. Personne n’a cru en ma possibilité de finir un marathon (42km). J’ai simplement dit ok, je me suis entrainée et j’ai fini en 3H45. 

J’aime le challenge, avoir l’âme d’entrepreneur s’est se sentir épanouie dans la difficulté, se challenger, se battre jusqu’à la dernière seconde. 

Pourtant tout ne m’a pas réussi, quand tu me lis, tu dois surement te dire que j’ai tout réussi, que tout à fonctionné.
Faux ! J’ai eu beaucoup de flops, beaucoup de projets qui n’ont jamais vu le jour, d’autres sur lesquels j’ai fait les mauvais choix, les mauvaises associations.

Mais c’est ça l’entrepreneuriat : se réveiller un matin au beau fixe, et finir le soir avec l’ensemble de tes sites clients pirater. Ce n’est pas grave, on se lève, on retrousse ses manches et on se bat.

Le succès obligatoire n’est pas compatible avec l’âme d’entrepreneur

Je ne vais pas te dire que je n’aime pas gagner de l’argent, c’est un leitmotiv, certes ! Mais je crois que tu deviens entrepreneur quand tu comprends que l’important n’est pas que l’intérêt pécuniaire. Bien au contraire cette course folle te détruit et peut causer des dégâts irréparables.

Quand la musique a commencé à me rapporter pas mal d’argents, j’en ai profité. Au point de réaliser une soixantaine de dates en un été. Mon objectif à l’époque vendre toujours plus de cd, plus de concerts, faire plus de dates et gagner. Mais la raison m’a vite rattrapé et le dégout s’est progressivement fait ressentir si bien que j’ai perdu une passion pourtant si belle en moi.
Pousser les choses à l’accès n’est jamais bon. 

Il y a cinq ans j’avais des objectifs financiers. Je devais gagner X euros par mois, X euros par an. Le résultat : je me rendais malade l’été quand l’activité était en baisse et malade en hiver quand j’acceptais des contrats que j’étais obligée de faire le soir la nuit.

L’entrepreneuriat va au delà de l’argent, c’est plus une liberté

Mon âme d’entrepreneur dans Pipelette Créative.

Pipelette créative j’en parle depuis 2 ans. Mais voilà, quand on travaille beaucoup (et c’est loin d’être un euphémisme), il est parfois difficile de se poser, de mettre ses idées au clair et d’avancer vers le bon chemin.
Pendant un an j’ai dessiné, le soir, le week end, la nuit, entre deux clients, autant te dire que cela n’a pas été de tout repos. 

Mais quelle joie pour moi de te faire découvrir mon univers. Cet univers que je souhaite mettre en avant depuis tant d’années.

Bienvenue à toi !